Sidi Bel Abbès

Publié le par kalou

Ah Sidi Bel Abbès, cette ville que je n'ai jamais vu, mais tellement entendu. Elle est le point de départ de mes recherches généalogiques côté paternel, 4/5 générations y sont nées, avant ils venaient d'Espagne.

Un petit condensé de tout ceux qui ont écrit sur Sidi Bel Abbès. Merci à eux de m'avoir fait découvrir sont histoire. 


 

 
Histoire de Sidi Bel-Abbès Par M. Medjahed

Sidi Bel Abbes le sein des saints
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Sidi Bel Abbes el Bouzidi, le saint patron de la ville, est enterré sous l?ogive d?une humble koubba dans un angle de l?ex-rue du Marabout dans aux confins sud ouest du quartier populeux du Bario Alto, « barrianto », surplombant la Mekkera la route de Boussena menant à Sidi Lahcène par le Château Perrin. Curieusement les bélabésiens ignorent le plus souvent l?emplacement du mausolée. Ils le confondent avec l?oratoire construit à l?intérieur du cimetière.

Originaire de Yambo en Arabie, la famille de celui qui deviendra Sidi Bel Abbes est venu s?installer au Maghreb. Le grand-père El Bouzidi s?installa à Tlemcen et enseigna à la Medersa rattachée à Sidi Boumediene El Ghout. Le futur saint aurait peut-être suivi les trace de son grand père s?il n?avait reçu «la révélation d?aller enseigner les tribus errantes ». Son choix se porta sur les rives de l?oued Mekerra qu?occupaient de belliqueuses tribus. Après un sombre épisode avec ces dernières il prendra la fuite pour se réfugier à l?endroit même où il repose aujourd?hui. La légende veut qu?il se soit transformé en tourterelle pour échapper à ses poursuivants.

A la création du centre de colonisation, qui deviendra la cité, il sera Baptisé Sidi Bel Abbes. Si au début il n?y avait que quelques indigènes autour de la place forte, l?implantation de nombreux européen, motivée par la richesse des terres, drainant par là main d??uvre autochtone ne va pas tarder.

Noir du Touat et du Gourara, berbères du Maroc et de l?Oranie, Hamianes, Kabyles, Mozabites, tlemcéniens, nédromis, Chéragas(habitants de l?est de l?Oranie autour de Mazouna et Relizane) vont se fixer chacun charriant sa culture et ses croyances. Sidi Bel Abbes ne tardera pas à cohabiter avec d?autres oualia.

En 1968 on pouvait encore effectuer la ziara en de nombreux mausolées. Les plus marquants sont les deux Sidi Abd El Kader l?un sis à «El Campo », le Camp des Spahis. le second sur une petite butte surplombant Gambetta, Sidi Amar originaire d?El Gaada tout prés de Sidi Djillali. Au Campo Sidi Madjmaa El Soulah , Sidi Mohammed à El Graba, rue du Soudan. Sidi Yassine et Sidi Bouaaza El Gharbi au sud est de la ville. Sidi el Mokhtar au Faubourg Thiers et Sidi El Bachot à «caillasone », la Calle del Sol. Niché dans le parc communal Sidi Bensekrane est mois connu. A ces lieux dont le rite est attaché aux croyances musulmanes s?ajoutaient la petite chapelle de Sidi Aîssa à la rue Mazagran et Sidi Bicinti «Vicente » à l?intérieur du cimetière chrétien.

La plupart de ces lieux sacrés ont subit l?agression des hordes sauvages. A commencer par Sidi Bel Abbes qui a été plastiqué? Mohammed MEDJAHED


 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sidi-Bel-Abb%C3%A8s

Sidi-bel-Abbès (arabe: ???? ??????), est une ville du Nord-Ouest de l'Algérie située à 75 kilomètres au sud d'Oran. Chef-lieu de wilaya depuis 1974 ; région agricole avec quelques industries (mécaniques, électroniques, alimentaire), université de plus de 24 000 étudiants. La population est estimée à environ 300 000 habitants (2004), ce qui en fait la 5e grande ville du pays.

La ville a été bâtie par les militaires français en 1843 sur les rives de la Mekerra, car il s'agit d'un endroit stratégique et bien irrigué. C'est le capitaine du Génie Prudon qui dessina la ville. Comme toutes les villes dessinées par le Génie militaire, Sidi-bel-Abbès fut construite sur un plan en damier avec des fortifications et des portes à chaque coin. Sa création fut officialisée par un décret de l'Etat daté du 5 janvier 1849.

Son premier nom fut Biscuit-ville puis, en 1859, elle prend le nom de Bel-Abbes-Napoléon un très court temps pour devenir Sidi-Bel-Abbes, le nom d'un saint musulman dont la kouba (tombe) se trouve sur la rive droite de la Mekerra.

Aujourd'hui, il ne reste plus rien des fortifications et les portes laissent passer des avenues. Jusqu'à l'indépendance de l'Algérie, Sidi-Bel-Abbès abritait la maison-mère de la Légion étrangère, transférée à Aubagne en 1962 conformément aux Accords d'Évian.

Actuellement, la caserne est occupée, pour partie, par l'école de la gendarmerie nationale et, de l'autre, par l'école de médecine militaire.

 


 

http://www.djamila.be/Documents/sba.htm

Population : 530.000 habitants

Communes de Sidi-Bel-Abbes : 52 (code Wilaya : 22)
Ain Adden, Ain El Berd, Ain Kada, Ain Thrid, Ain Tindamine, Amarnas, Badredine El Mokrani, Belarbi, Ben Badis, Benachiba Chelia, Bir El Hammam, Boudjebaa El Bordj, Boukhanafis, Chettouane Belaila, Dhaya, El Hacaiba, Hassi Dahou, Hassi Zehana, Lamtar, Makedra, Marhoum, M'Cid, Merine, Mezaourou, Mostefa Ben Brahim, Moulay Slissen, Oued Sebaa, Oued Sefioun, Oued Taourira, Ras El Ma, Redjem Demouche, Sehala Thaoura, Sfissef, Sidi Ali Benyoub, Sidi Ali Boussidi, Sidi Bel Abbes, Sidi Brahim, Sidi Chaib, Sidi Dahou de Zairs, Sidi Hamadouche, Sidi Khaled, Sidi Lahcene, Sidi Yacoub, Tabla, Tafissour, Taoudmout, Teghalimet, Telagh, Tenira, Tessala, Tilmouni, Zerouala.


Sidi-Bel-Abbes est à 470 m d'altitude, située sur la Mékerra, au centre d'une vaste plaine comprise entre le djébel Tessala au Nord et les monts de Daya au Sud. Sidi-Bel-Abbes était connue comme base du 1er régiment de la légion étrangère (dont on parle plus bas).

Les Béni Ameur : au 14ème siècle, la zone de Bel-Abbes est occupée par les Béni Ameur qui étaient divisées en trois familles : Amarnas, Hazedj et Sidi-Brahim. C'est en 1843 que le général Bedeau construisit une redoute sur la rive droite de la Mékerra en face de la Koubba de Sidi-Bel-Abbes, pour contenir la puissante confédération des Béni Ameur qui tentèrent un courageux soulèvement en 1845, après lequel ils furent expulsés de leur territoire.

Sidi-Bel-Abbes fut construite par les Français sur un plan en damier dans une enceinte rectangulaire, percée de quatre portes, indiquant les points cardinaux. Portes et murailles ont été démolies et remplacées par d'amples places et boulevards.

A 1,5 km du centre se trouve le marabout de Sidi Bel Abbes, c'est celui d'un saint personnage de la lignée des descendants du Prophète et fils de Sidi El Bouzidi qui aurait vécu au 18 ème siècle, qui a laissé dans toute la région un souvenir vénéré et donné naissance à de merveilleuses légendes.

 

 


 

http://coundris.chez-alice.fr/f_repertoire2.htm

Monographie de

Sidi Bel Abbès.

Elle fut bâtie, sur des lieux marécageux, à la romaine par les légionnaires de 1843, près d'un marabout dédié au Saint homme qui lui donna son nom.

Tout est plat, sans passé, couleur de terre et de soleil.

En contemplant le long rectangle écrasé de lumière, Louis-Napoléon Bonaparte songe sans doute à un Petit Paris d'épures architecturales et de voies rectilignes, où les quatre horizons se découvrent sans surprise devant le soldat - terrassier et le colon - laboureur, ( " mais c'est un Petit Paris " s'exclama Louis - Napoléon Bonaparte en découvrant la ville ).

On commença par construire en 1843 une redoute avec les impératifs de la stratégie militaire : fossés, glacis, remparts fortifiés, bastions, créneaux, meurtrières.

Peu à peu, la ville créee en 1849 s'est peuplée et s'est agrandie géométriquement à partir du croisement central des quatre horloges, À la suite de la légion sont arrivés des Français, puis une forte colonie espagnole pour défricher et cultiver les jardins et enfin des musulmans.

Traversée par un oued ( rivière ) maigre et caillouteux, la Mékerra, sèche comme une vertèbre fossilisée,est censée arroser la ville. Deux ou trois fois, elle s'est enflée soudainement et les riverains apeurés ont dû grimper sur leurs armoires, surtout ceux de la vallée des jardins.

Cette ville est le berceau de la Légion étrangère. Centre d'instruction des jeunes recrues, berceau de la légion avec ses casernements, ses foyers, son camp retranché, ses solemnités militaires aux rougeoiments des cuivre et aux lueurs d'acier, aux couleurs de sable, de ciel et de sang, c'est là qu'il faut, enfant, avoir vu, suivi, entendu, respirer la Légion étrangère.

Par manque de pluie, on décida d'installer des cultures sèches ( idée importée par les Andalous ). La steppe décharnée du Sersou et des Hauts Plateaux, après de nombreux défrichages, sera couverte de belles cultures.

Là où il n'y avait que terre et pierres rongées par le soleil, la pratique du dry farming,, cultures sèches, pallia la pénurie d'eau et tripla les récoltes et la prospérité des habitants de la région.C'était un important centre agricole : vignobles, céréales, cultures maraîchères.


 

 

 

 http://perso.orange.fr/mekerras/pages/histoire/index%20histoire.html

 

émigrés espagnols en partance pour l'Algérie au 19° siècle

 

carte région sans Sidi Bel Abbès

 


Portrait du Colonel MELLINET

 

 

1878

 


 

 http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/sidi_bel_a01.html


 

 http://algerie.el-annabi.com/wilaya/sidi_bel_abbes.htm

Adrar Grande ville de l'ouest du pays, située à 80 km au sud-ouest d'Oran, à une altitude moyenne de 470 m, sur la Mekerra, au centre d'une vaste plaine comprise entre le djebel Tessalah au nord et les monts de Dhaia au sud, sa superficie avoisine les 8300km² et le nombre d'habitant était de 529 704 en 1998.

Adrar A l'origine Sidi-Bel-Abbès fut construite en damier dans un centre rectangulaire percée de quatre portes regardant les points cardinaux. Portes et murailles démolies ont permis l'extension de la ville où les faubourgs s'agrandirent sans cesse.

Adrar Les artères principales reliant les anciennes portes , la rue Larbi Tebessi qui prolonge l'avenue Mohamed V, le boulevard de la République et le boulevard Emir Abdelkader ex Général Rollet se croisent à l'angle droit au carrefour des quatre horloges, centre géométrique de la ville. Le centre d'animation se trouve à la place du 1er novembre 1954 ex Carnot, qui s'étend entre le tribunal et le théâtre régional, de renommée nationale, de Sidi-Bel-Abbès. Le centre culturel Benghazi Cheikh équipé en équipements informatiques permet à la jeunesse de la ville d’être branchée, avec son ‘cyberespace’, en plus des ouvrages et autres revues de lecture.

Adrar Près des quatre horloges, sur l’avenue Larbi Tebessi, le Mess des Officiers, (converti en complexe hôtelier) entouré de frais ombrages, reste une attraction de la ville de par son beau jardin. De la place de la république, en longeant l'avenue Mohamed V on arrive à la place des Martyrs où domine à droite la coupole, architecture d'art, siège d'un planétarium et de commerces divers, plus au nord le carrefour de la route d'Oran, à l'ouest l'avenue lieutenant Khelladi, conduit au quartier de Sidi-Bel-Abbès.

Adrar Le cimetière et le marabout de Sidi-Bel-Abbès, saint personnage de la lignée des descendants du prophète et fils de Sidi El Bouzidi et qui aurait vécu au XVIII siècle et laissé dans toute la région un souvenir vénéré. Au nord en allant vers Tessalah le quartier de l'université, siège des facultés des sciences et de droit.

Adrar L'actuelle Sidi-Bel-Abbès est devenu un grand centre socio-économique rayonnant sur toute la région, d'une part par son tissu industriel riche du à une zone industrielle implantée sud-est de la ville où cohabitent deux grands complexes industriels ( électronique et mécanique) et de la petite et moyenne entreprise (plastique, matériaux de constructions,…). La ville de Sidi-Bel-Abbès ne cesse de croître et figure parmi les villes ayant réussi son plan d'urbanisation.

Adrar L'université de Djillali LIABES dont le siège du rectorat est situé sur l'ancienne école d'agriculture occupe une place de choix dans la vie de la ville, les différentes manifestations scientifiques et culturelles sont pilotées par l'université ajoutées à cela les différents projets interactifs dont les universitaires sont associés (projets d'éco-développement, statistiques, études, etc.…).

Adrar La ville de Sidi-Bel Abbés dispose également d'un jardin public abritant des espèces rares d'arbres, jadis jardin potager, est devenu l’espace d’oxygène de la ville où jeunes et moins jeunes s’exercent au jogging, le jardin a été doté récemment d’animaux sauvages. Mitoyen au jardin public, le théâtre de verdure, un espace de détente conçu pour les animations culturelles et musicales pour les chaudes nuits d’été.

Adrar Au quartier Maconnais, au nord de la ville, le jardin et la maison forestière, réserve d’archives pour les passionnés d’histoire. Plus loin au nord en allant vers Ain Trid au pied des monts de Tessalah, le lac Si M’hamed Benali, grande réserve d’eau entourée d’une belle pinède, un must pour les promeneurs du printemps et d’été.

Source:Site de l'Université de Sidi-bel-Abbès

 



 http://www.sidi-bel-abbes-algerie.com/

 

 

Vaste région de parcours pendant des siècles, la plaine de la Mékerra, en cent ans de colonisation française avait pris l’allure d’une riche région céréalière et viticole. Tantôt elle avait l’aspect d’une Beauce, majestueux océan de blé, tantôt elle offrait l’aspect d’un Bas-Languedoc, océan de vignes. Des taches sporadiques de boisements, toujours verts, jetaient leur note pittoresque et sauvage, dans cette nature, par ailleurs, si parfaitement maîtrisée par les pieds-noirs.
En 1958, avec ses 80.000 habitants,
Sidi-Bel-Abbès était devenue la troisième grande ville d’Oranie après Oran et Mostaganem mais avant Mascara et Tiaret. Elle devait son importance à sa position de carrefour routier et ferroviaire vers Tlemcen et le Maroc, vers Oran, et vers le Sahara.Mais c'est la présence de la Légion Étrangère qui lui donna sa notoriété.

Des faubourgs, nouvellement construits et groupant les trois-quarts de la population urbaine, s’étaient développés autour du noyau primitif de la ville : musulmans au quartier Bugeaud, ouvriers des ateliers du chemin de fer à Marceau et au Mâconnais, villas cossues de colons à Négrier, rentiers, colons et fonctionnaires au faubourg Thiers, quartier populaire à Eugène-Etienne et à Gambetta.
A la fin de l'Algérie Française, Sidi-Bel-Abbès apparaissait comme une belle cité moderne, aux maisons claires, parfois luxueuses, où l’on respirait, au rythme des saisons, soit le parfum âcre de la poussière dorée des épis, soit l’arôme fermenté des chais gorgés de raisins et de marc desséché, grains et vins transportés par camions à travers la ville pour rejoindre la gare.
Rien ne manquait à son urbanisme : larges rues, parcs ombragés, églises et chapelles, théâtre moderne, salles de cinéma, hôpital civil, écoles, collèges, école d’agriculture, parc de sports, centres culturels, aérodrome. Toute l’activité dépendait de l’agriculture, du commerce, des transports et des industries agricoles : distilleries, cave-coopérative, fabriques de liqueurs, huileries, minoteries, fabriques de pâtes alimentaires, coopératives agricoles. La population grouillante se pressait sur les marchés bien approvisionnés. Ainsi jour après jour, pendant plus d’un siècle, s’était constituée une ville où il faisait bon vivre.

 http://wiki.geneanet.org/index.php/Alg%C3%A9rie_-_Sidi-Bel-Abb%C3%A8s


istoire de la commune

A une altitude voisine de 470 m, la vallée est formée par une grande dépression entre le massif du Tessala, avec les pics du Tessala et de Tafàraoui et celui qui referme les monts de Daya, situées plus au sud, les pentes escar pées au nord, s'adoucissent vers le sud.

Présence turque

Cette position naturelle privilégiée n'a pas échappé aux stratèges : déjà au temps de l'occupation romaine, les cavaliers parthes de Septime Sévère et de Marc Aurèle ont installé sur le Tessala des postes de guet pour préve nir les incursions des pillards.

Mais dans la vallée, on est sage : à l'image des berbères, premiers habitants connus, on cultive les céréales et on s'adonne au jardi nage (alimentaire). Les dernières querelles, dont on se transmet le récit, remontent au 18ème siècle. Elles ont opposé les tribus des Amamas et des Ouled-Brahim au sujet d'un saint marabout nommé Sidi Bel-Abbès.

Sidi Bel-Abbès est un chérif c'est-à-dire un descendant du Prophète(sic). Les deux tribus se battaient pour obtenir ses faveurs et le marabout sous forme d'une colombe parvint à les réconcilier dans la ferveur.

Sidi Bel-Abbès meurt vers 1780 et ses restes sont placés dans un Kouba construit à l'endroit même où s'était posée la colombe miraculeuse.

Présence française

1830-1962

Depuis le débarquement en 1830 des Troupes du Maréchal de BOURMONT, les opérations se développent. La première expédition importante dans la valléede la Mékerra, territoire des Beni-Ameur se situe en 1835 avec le Maréchal CLAUZEL en personne.

Mascara est prise. Sur la route d'Oran à Daya, plusieurs étapes sont prescrites ; l'une d'entre elles est Sidi Bel-Abbès.
En 1840 le gîte d'étape est aménagé en bivouac et deux ans plus tard, en poste permanent destiné à surveiller les Beni-Ameur travaillés par les émissaires d'Abd El Kader.

Les premiers légionnaires y arrivent en 1843 et le général Bedeau ordonne la construction d'une redoute.

Deux ans plus tard, la Belliqueuse tribu des Beni-Ameur est à deux doigts de s'emparer de la redoute Bedeau. Les impératifs de la stratégie militaire font alors d'elle une ville fortifiée. Le général LAMORICIERE qui commande Oran, adresse un long mémoire au Maréchal BUGEAUD. Il propose de créer, dans le site de Sidi Bel-Abbès, qui lui paraît réunir des avantages géographiques et stratégiques convenables, un grand centre de population, promis selon lui à un magnifique avenir.

En 1847, une ordonnance royale décide que le poste militaire de Sidi Bel-Abbès doit être érigé en ville.
En 1848, une commission, présidée par le capitaine PRUDON est chargée d'élaborer le plan de la nouvelle cité.

Quand l’administration militaire remit aux civils la charge de la ville, celle-ci était déjà une cité presque achevée et prospère.

Jusqu’en 1962, l’entente ne cessa de régner, resserrant les sentiments de confiance et d’amitié des habitants.

Le quartier Vienot de Sidi-Bel-Abbès, devenu la plaque tournante de la Légion, vit passer tous les légionnaires nouvellement engagés, ceux en instance d’affectation, et tous les libérables.
Les Légionnaires, non contents d’avoir fondé la ville, la firent vivre jusqu’au bout.

Sidi-Bel-Abbes fut construite par les Français sur un plan en damier dans une enceinte rectangulaire, percée de quatre portes, indiquant les points cardinaux

La France en fera une ville de plus de 100.000 habitants ayant débuté par 431 habitants habitants, chiffre porté en 1859 à 5259 dont 2046 espagnols.

Le premier maire sera Monsieur ROUBIERE en 1870.


 

http://encyclopedie.pieds-noirs.info/index.php/Historique_Sidi_Bel_Abb%C3%A8s_-_Ville

Origine :


Il semblerait que Sidi Bel Abbès soit une création pure et complète à l'arrivée des Français sur le site.

Aucun village, aucun hameau, rien.

Juste un lieu sacré à 1,5 Km de l'actuelle ville : le KOUBA du Cherif (marabout) Sidi Bel Abbès, saint homme d'origine marocaine. Mais apparement aucune activité pré-existante structurée.


 

  

 

 Quand on parcourt différents documents sur le NET et ailleurs, on y voit souvent qu'il s'agirait d'une zone de marécages en bordure de l'oued MEKARRA.

A y réfléchir un peu, on peut penser plutôt qu'il s'agissait d'une zone relativement saine et accueillante, en effet ceux qui ont mis un Kouba Sacré à cet endroit ne l'ont certainement pas choisi pour son inconfort et sa difficulté d'accès (le légende prétend que le kouba fut édifié à l'endroit où se posa la colombe qui avait réconcilié deux clans locaux en perpétuel désaccord).

On peut penser, de façon plus pragmatique, que c'est la logique militaire qui a prévalu dans cette implantation (voir paragraphes suivants).

Ceci est sans doute la partie dans laquelle il va falloir faire le plus gros effort d'imagination.

Les circonstances qui déterminent la création de Sidi Bel Abbès sont, pour le moins, très loin de notre environnement en 2005.

Il va falloir "faire un saut en arrière" et essayer d'imaginer la réalité d'alors.

Situation de la zone

Nous sommes à environ 80 kilomètres d'ORAN.

80 kilomètres à l'époque cela correspond à une sacré distance, si l'on raisonne en terme de relais de poste, cela fait (8 à 12 km par relais) 7 à 8 relais soit de 8 à 10 heures de voyage, l'équivalent d'une grosse journée.

A pied cela ferait, pour de bons marcheurs, 2 jours et demi de marche (moyenne 6h par jour à 6 km/h).

En terme de déplacement militaire -je ne sais pas - !!

Egalement à peu prés la même distance de MASCARA, dont l'accès est toutefois un peu difficile à cause des reliefs. Enfin à peu prés aussi à la même distance de TLEMCEN.

Par cette situation géographique la zone de SIDI BEL ABBES est donc significative à la fois en terme de stratégie militaire et/ou civile, une sorte de point équidistant.

 

Publié dans "Pieds-Noirs"

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