costumes folkloriques

Publié le par kalou

LES COSTUMES FOLKLORIQUES


Dans un pays si contrasté et au climat aussi varié, on comprendra aisément qu'il n'y pu y avoir de costume unique. Ainsi allons nous rencontrer des costumes forts différents.

Le costume féminin:

Le costume des Pagèles (les femmes de la montagne)se composait d'une robe, d'un corsage, d'un fichu (châle) et d'un tablier.
Sur un nombre respectable de jupes de dessous et la sévère camisole en gros drap (sorte de soutane sans manche et sans bouton, se croisant sur le devant), une robe, un corsage faisant corps avec la jupe, les manches longues fermées au poignet ; un châle, plus ou moins grand, croisé sur la poitrine ; une grande coiffe en mousseline (avec des dentelles quelquefois fort riches) par devant ; le tout surmonté du chapèl de Goudet, d'abord très grand, puis assez petit, en assiette renversée.
Lorsque les Pagèles ne portaient pas lo chapèl, elles mettaient une coiffe de soie qui n'était quelquefois qu'un mouchoir ou un large ruban, presque toujours de soie noire, serré autour de la tête. Sur le dessus on posait obliquement lo capelo, chapelo ou chopelo (coiffe en forme de couronne) de grosse laine noire rigide qui permettait de tenir sur la tête la cruche d'eau ou les tourtes de pain (pain rond).

Le costume du Bas-Vivarais et des Cévennes était constitué d'une robe d'une seule pièce de couleur voyante (souvent en violet), plissé autour de la taille (plus courte que la robe des Pagèles), ample et décolletée avec des manches ouvertes. Un tablier de soie noir ou de couleur, retenait les pointes du fichu de soie ou d'indienne (toile de coton peinte ou imprimée qui se fabriquait primitivement en Inde) à grand ramage colorié.
Le fichu était la pièce du vêtement qui, avec le bonnet rond, donnait au costumes tout son cachet. Carré, il pouvait atteindre jusqu'à deux mètres de côté. On le portait sur les épaules plié en diagonale formant dans le dos un double triangle frangé et les deux pans antérieurs croisés sous la poitrine étaient engagés sous le tablier.
La coiffe était la fanchon, sorte de bonnet noir garni de tulle pailleté. Chaque contrée du Vivarais avait dans ses bonnets un détail qui lui appartenait.


Le costume masculin :

Le costume masculin paraît fantaisiste, emprunté à l'imagination, avec quelques différences d'une région à l'autre.
Les hommes portaient le tombereau ou le pantalon à pont, en ratine (tissu de laine épais, démêlé grossièrement, dont le poil est tiré en dehors et frisé) ou en cadis (tissus de laine droit et léger).
Un gros bouton de cuivre reliait la ceinture et le milieu du pont, tandis que de chaque côté, des boutons maintenaient en place cette pièce de toile que l'homme rabattait lorsqu'il avait besoin de soulager sa vessie.
La veste du montagnard était longue et enveloppante. C'était un vêtement de laine l'hiver, de bourrette (soie grossière qui entoure le coton) l'été, dont les boutons de cuivre luisaient au soleil (plus tard vint la veste blanche de drap à boutons roux avec ceinture de cuir blanc) . Elle s'ouvrait par de vaste revers laissant voir le gilet blanc ou noir surchargé de broderies multicolores, croisé à double rangée de boutons.
Un large manteau à capuchon rabattu sur les yeux venait la compléter pendant les jours les plus rigoureux.

L'homme du Bas-Vivarais portait la carmagnole, une veste étroite à revers très courts, garnie de plusieurs rangées de boutons.

Les Cévennes affectionnaient la veste à lichet, de couleur bleue ou vert bouteille, avec des grands revers ornés de boutons et s'ouvrant sur un gilet le plus souvent en velours grenat.

La blouse bleue ou noire était une tenue de foire ou de marché. Elle se passait par la tête, se boutonnait dans le cou et se portait sur le vêtement pour aller chercher les bestiaux à la foire ou les y conduire. Plus ou moins longue sans jamais dépasser les genoux, elle était en cotonnade et ne devait pas coûter très cher.

Tous les hommes portaient un chapeau, le grand feutre, extrêmement ample ; toujours relevé d'un côté, et de couleur blanche ou gris cendré, parfois noire. Aux jours de fêtes un ruban l'ornait, retombant par derrière jusqu'à l'épaule.

Les chemins de l'Ardèche ont entendu sonner, lourds ou légers, lous eslòps (les sabots). Ceux des hommes étaient plus épais, plus grossiers, plus haut, taillés dans du pin ou du verne (l'aulne: genre de castanéacées) . Ceux des femmes, plus fin, plus bas, couvraient à peine les orteils, et retenus par une étroite bride de cuir, laissaient deviner l'élégance du pied. Tous n'étaient pas relevés en pointe
mais aplatis et légèrement évasés, en petits groin (la pointe coupée) . Ils étaient ornés sur le devant de motifs floraux en creux, ou de rosaces (figure symétrique faite de courbes inscrites dans un cercle) .

Publié dans ARDECHE

Commenter cet article