EMMANUEL LOUIS HENRI DE LAUNAY

Publié le par kalou

EMMANUEL LOUIS HENRI  DE LAUNAY (1753-1812) COMTE D'ANTRAIGUES

Né en 1753 à Villeneuve de Berg, il était le propriétaire du chateau d'Antraigues ainsi que celui de la Bastide sous Bezorgues. Neveu du comte Saint Priest, ministre de Louis XVI. Jeune noble ardéchois, il manisfesta dans sa jeunesse des opinions avancées, capitaine au régiment de Piemont cavalerie, il avait compris qu'une lutte acharnée allait éclater entre les oppresseurs et les opprimés.

Il était l'ami de Jean Jacques ROUSSEAU, et publia en 1788, deux brochures qui eurent un grand succès dans lesquelles il se montre un ardent partisan de la révolution.

1) La constitution de la monarchie : " le Tiers-état est le peuple, et le peuple est la base de l'état. C'est dans le peuple que réside toute la puissance nationale. "

2) Mémoires sur les Etats généraux, leurs droits et la manière de les convoquer : " quel est le droit du Tiers-état ? celui du grand nombre sur le petit, puisque cet ordre est aux deux autres, comme 100.000 est à 1"

En 1789, il devient député aux Etats généraux. Après avoir été un publiciste libéral, il se montra représentant réactionnaire. A peine arrivé à Versailles, Emmanuel Louis Henri de Launay, se mit du côté de la noblesse qu'il avait attaqué en 1788.

En 1790, il émigra à Lausanne, le comte d'Antraigues fut un membre actif du parti royaliste, ennemi anarché de Napoléon 1er,  devint un agent secret  et contre-révolutionnaire.

En 1797, (mai), il se fait arrêter à Venise, sur l'ordre de Bonaparte, et on trouva dans son portefeuille, les preuves de la trahison de Pichegru. On le laissa s'évader. Il se met à nouveau au service des puissances coalisées contre la France.

En 1803, on le nomme conseiller d'Etat par l'empereur de Russie, qui l'envoya en mission secrète à Dresde.

En 1804, il fut expulsé de Saxe, se réfugia à Londres et trahit plus tard le Tsar, en livrant au ministre anglais Canning, contre une forte pension, les articles secrets du traité de Tilsitt entre Napoléon et Alexandre.

22 juillet 1812, il fut à son tour trahi par son domestique qui vendit des papiers importants à des émissaires de Napoléon.

Son domestique l'assassinat, lui et sa femme à Barnes-Terrace près de Londre, sur le perron de leur villa, avant de se suicider car il craignait d'être découvert.

en 1812, avant d'être assassiné, fatigué et pris de remords de cette vie équivoque à la patrie, il écrivait " je supplie Dieu de me conserver ce que j'ai bien gagné près de ces misérables rois que j'ai dû servir et que j'ai eu le malheur de servir "

 

 

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