LES VIEUX METIERS

Publié le par kalou

LES VIEUX METIERS

Voici quelques uns des vieux metiers en Ardèche

Le clocheron ou le companèir : Le sonneur de cloches était un personnage estimé au village, presqu'autant que le curé.

De son ministère dépendait l'angélus du matin, du midi et du soir, les joies carillonnées des baptèmes et des mariages, le glas (tintement lent d'une cloche) des enterrements, la sonnerie du toscin (sonnerie de cloche répétée et prolongée, pour donner l'alarme) .

Les jours d'orage, il carillonnait encore à toute volée afin d'éloigner les nuages de grêle.

Fort mal payé, il faisait trois tournée par an : l'une à la Saint-Jean, l'autre en juillet pour les foins, la troisieme à Noël pour le blé. Il faisait chaque fois de fructueuses collectes parce qu'on était convaincu que la cloche écartait les orages des récoltes. S'il ne sonnait pas, on ne lui donnait rien.

Le colporteur : Il connaissait les fermes et surtout les marchés. Il vendait des lacets, des aiguilles, des couteaux, des cotonnades (etoffe fabriquée avec du coton), toute une mercerie bon marché que les fabriquants avisés lui faisait répandre dans les campagnes. Il vendait aussi des images, des livres populaires brochés (rédigés à la hâte, sans soin) édités par des officines (boutiques) obscures, ce qui faisait de lui un être mystérieux, avec un pouvoir reouté.

Le muletier : le métier de muletier dut prendre naissance d'assez bonne heure. Il répondait à une veritable utilité publique, dans un pays ou les routes étaient presque impraticables. Seules, les caravanes bryantes des muletiers pouvaient emprunter la ligne tortueuse des sentiers de la montagne. Ils montaient le vin, l'huile , les chataignes et des planches. L'amélioration du réseau routier, l'organisation de nombreux services de voitures publiques, devait leur porter un coup fatal. Les villages vivant essentiellement de ce négoce retombèrent dans leur isolement, payant un lourd tribu au progrès.

Manhans et magnanerie : Partout ou on a pu planter du mûrier, on a fait de la soie. C'est dans le Bas-Vivarais et les Cévennes que la sériculture (élevage des vers à soie) a été la plus la plus intense.

Le ver à soie exigeait de la lumière, de l'air fréquemment renouvelé et une température constante. Ainsi, les magnaneries d'assez grandes dimensions étaient d'ordinaire orientées nord-est  nord-ouest. Les vitres étaient remplacées par des morceaux de toile ou de papiers huilés qui tamisaient la lumière du soleil et assuraient une aération suffisante.

Le sabotier : peu de métier ont été aussi populaires que celui de sabotier. Aune époque où tout le monde portait des sabots, c'était un personnage incontournable. Il débitait de l'érable, du noyer ou du pin en morceaux bin égaux de la longueur de ses sabots, qu'il faisait secher en chateaux (superstructure élevée). Son établi était une simple bille (bûche) de hêtre monté sur quatre pieds s'écartant vers le bas pour lui donner une assise solide ; le dessus était échancré (creusé) sur le milieu de façon à ménager un large replat où l'on pouvait immobiliser la pièce de bois à travailler. Il faut bien avouer qu'en hiver, c'était la chaussure la plus chaude et la plus saine.

 

La poterie et l'art du potier : est un des arts les plus anciens en Ardèche depuis le néolithique. Lorsque l'argile est de bonne qualité, on continue un peu partout à tourner les terrailles (les poteries utilitaires) qui ont égayé de leurs décors fleuris aux teintes vives les étagères du dressado.

Salavas, sur les bords de l'ardèche, peut se glorifier d'une tradition remontant au mons à la seconde moitié du XVIIIe siècle. On y faisait surtout des terrailles fragiles au feu, des faiences d'un beau jaune paille dont certaines marbrées de couleurs différentes.

 

Les dentellières : Il faudrait sans doute remonter assez loin dans le temps pour retrouver en Ardèche leur souvenir.

Il faut se rapprocher de la Haute-Loire dans la Montagne Ardéchoise pour voir des femmes manier le carreau de dentelle. Chaque dentellière avait un carton perforé fourni par les leveurs (contremaître) du Puy qui payaient au mètre. C'était une danse charmante de doigt et de fuseaux avec le gai cliquetis du bois sur le carreau.

 

Batteurs d'eau et mariniers : lLe transport des marchandises sur le Rhône remonte à la plus lointaine antiquité. A cette époque, le halage (tirage) des barques se faisait "au col", c'est à dire à la traction humaine. Ensuite viendra le halage à l'aide de chevaux.

Les convois étaient composés de trois à sept barques à fond plat, tirées par trente à quatre vingt chevaux. Pour conduire un tel convoi, une trentaine d'hommes étaient employés. Ce n'était pas une petite affaire que de guider ces longs convois sur le fleuve, où les îles et les bancs de sable formaient de véritables dédales (labyrinthe) et où les passages libres évoluaient du jour au lendemain. On transportait ainsi le vin, le sel, la laine, le chanvre (plante textile cultivée dans les régions tempérées et subtropicales), les produits exotiques et toutes sortes de marchandises.

La navigation à vapeur ruinera les équipages.

 

Le berger communal ou le pastre : Il était considéré comme un être à part, un peu sorcier. Il tenait son savoir de l'observation de la nature et du ciel. Il sentait venir l'orage, devançait les saisons, connaissait admirablement bien son finage (limites), devinant la pierre sous laquelle se lovait la vipère, ayant perçé le secret des plantes et des pierres qui guerissent.

On le redoutait un peu : il passait pour posseder "le don", cette science où se mèle la magie.

Lorsqu'un propriétaire avait suffisamment de pacages (patûrages) pour nourrir son troupeau, il avait aussi son berger. La plupart du temps on ramassait tout le cheptel (ensemble des bestiaux) du hameau ou du village en un seul troupeau, ce qui nécessitait un seul berger. C'était un professionnel. Chacun lui confiait le nombre de bêtes qu'il voulait, et à tant par tête, il percevait une redevance fixée chaque année pour son salaire.

Chaque maison le nourrissait à son tour en proportion du nombre de bêtes mises au troupeau.

Pendant la saison brûlante il s'en allait trois mois, de la Saint-Jean à la Saint-Michel, avec son troupeau vers la montagne verte. Il ne descendait qu'à l'automne.

 

 

 site les vieux metiers: http://www.vieuxmetiers.org


 

Publié dans ARDECHE

Commenter cet article